Dans une démarche pionnière pour l’État, le ministère des Armées a officialisé, fin mars 2025, un contrat inédit de fourniture d’électricité solaire. Ce partenariat avec l’opérateur Urbasolar vise à construire une centrale photovoltaïque sur un ancien site militaire à Salbris (Loir-et-Cher), marquant une étape clé dans la stratégie de souveraineté énergétique de la Défense.
Ce projet s’articule autour d’un Power Purchase Agreement (PPA), un contrat d’achat direct d’électricité renouvelable sur le long terme. Son caractère inédit réside dans son application à l’échelle de l’État. Le ministère des Armées n’effectue aucun investissement initial. Urbasolar finance, développe, construit et exploitera la centrale. En échange, le ministère s’engage à acheter la totalité de l’électricité produite à un prix stable pour une durée de 30 ans.
Ce modèle s’inscrit pleinement dans la Stratégie Ministérielle de Transition Énergétique (SMTE) 2025-2030 et s’appuie sur les dispositions de la loi relative à l’accélération de la production d’énergies renouvelables (loi APER) de mars 2023.
Ce dispositif répond à une triple ambition :
La future centrale sera implantée sur un ancien dépôt de munitions de l’armée de Terre, représentant un vaste domaine de 110 hectares.
Seulement 30 hectares de ce site seront utilisés pour les panneaux photovoltaïques, laissant la majeure partie du terrain, notamment sa forêt et ses écosystèmes, préservée. Cette approche illustre une reconversion durable, transformant une emprise militaire en une ressource énergétique pour le territoire.
« Transformer une emprise militaire en une ressource précieuse pour le territoire et pour l’autonomie énergétique de l’État », souligne Antoine Millioud, président d’Urbasolar.
À partir de 2030, la centrale de Salbris produira environ 50 182 MWh par an. Cette production couvrira près de 4% de la consommation électrique annuelle du ministère des Armées, soit l’équivalent de la consommation de plus de 10 700 foyers. Pour Mathieu Morlay, manager du projet au Service d’infrastructure de la défense, « ce projet démontre qu’il est possible de conjuguer trois ambitions : la valorisation du foncier du ministère, sa résilience budgétaire et la production d’énergie renouvelable décarbonée ».
Le projet de Salbris sert de démonstrateur et ouvre la voie à une généralisation du modèle. Le ministère des Armées prévoit déjà de reproduire ce type de PPA sur d’autres sites militaires disponibles, accélérant ainsi sa transition énergétique tout en renforçant la résilience de ses infrastructures.
Comme le conclut Christophe Mauriet, secrétaire général pour l’administration : « La transition énergétique est une nécessité. Elle permet non seulement de réduire notre empreinte carbone […] mais aussi d’améliorer l’autonomie, la souveraineté et la résilience énergétique des Armées. » Cette réussite repose sur une collaboration étroite avec des partenaires industriels spécialisés, essentielle pour concrétiser ces projets d’envergure.

Engagée pour la transition énergétique, je me consacre à l’exploration des opportunités offertes par l’énergie solaire et à son évolution. J’accompagne les professionnels du secteur et favorise les collaborations pour accélérer l’adoption de solutions durables et innovantes.
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