Dans un contexte de transition énergétique et de contraintes budgétaires, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) a rendu publiques ses conclusions suite à une mission stratégique. À l’issue de cinq ateliers de travail menés dans le cadre de la mission Lévy-Tuot, le régulateur formule 25 recommandations prioritaires pour réformer en profondeur le soutien public aux énergies renouvelables (EnR) et au stockage d’électricité. L’objectif est clair : garantir l’efficience économique tout en accélérant la décarbonation du mix électrique français.
La CRE a placé la recherche d’efficience économique au cœur de ses orientations stratégiques à 2030. Elle rappelle le rôle indispensable des EnR pour renforcer la résilience du système électrique et construire une économie décarbonée. Cependant, face à l’envolée des volumes de projets et à la maturité croissante des filières, elle estime urgent d’optimiser les mécanismes de soutien public. Ceux-ci doivent évoluer pour mieux répondre aux besoins du réseau, en conservant un cadre lisible et stable pour les investisseurs.
La CRE insiste sur une approche globale de l’efficience, qui doit être évaluée à l’échelle de la collectivité nationale et non du seul budget de l’État. Ses recommandations visent ainsi à sélectionner les projets les plus bénéfiques pour le système électrique dans son ensemble et les plus compétitifs économiquement.
Les 25 propositions s’articulent autour de quatre axes majeurs, dessinant une feuille de route pour les années à venir.
Pour les technologies désormais compétitives comme le photovoltaïque et l’éolien terrestre, la CRE prône une logique de marché renforcée et une simplification administrative.
Il s’agit d’inciter les installations à produire quand le réseau en a besoin et d’évaluer leur coût réel par MWh utile.
Face aux défis techniques et financiers de l’éolien en mer, la CRE recommande une approche pragmatique.
Pour désengorger les files d’attente contractuelles et envoyer les bons signaux économiques, la CRE propose plusieurs réformes techniques et tarifaires.
La mise en œuvre de ces propositions devrait permettre à l’État de mieux maîtriser le coût futur du soutien aux EnR. Pour la CRE, cette optimisation doit s’accompagner d’une stimulation de la demande électrique, notamment via le plan d’électrification de l’économie, pour absorber la production renouvelable, en particulier solaire en milieu de journée. Les équipes du régulateur restent mobilisées pour approfondir ces pistes et travailler avec le gouvernement à leur concrétisation rapide, un enjeu clé pour la souveraineté et la décarbonation de notre système énergétique.

Engagée pour la transition énergétique, je me consacre à l’exploration des opportunités offertes par l’énergie solaire et à son évolution. J’accompagne les professionnels du secteur et favorise les collaborations pour accélérer l’adoption de solutions durables et innovantes.
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