Lors du Forum Économique franco-japonais à Tokyo, en présence du président Emmanuel Macron, le producteur d’énergies renouvelables indépendant Neoen a officialisé le lancement de deux projets stratégiques de stockage par batteries (BESS). Ces annonces marquent une étape clé dans le développement international du groupe, avec la plus grande batterie de France et son premier investissement de grande envergure au Japon, renforçant ainsi son leadership dans la flexibilité des réseaux électriques.

La plus grande batterie de France verra le jour en Seine-et-Marne

Neoen va construire à Vernou-la-Celle-sur-Seine, en Seine-et-Marne, une installation de stockage d’une puissance de 248 MW pour une capacité de 496 MWh. Ce projet, dont les travaux débuteront à l’été 2026 pour une mise en service en 2028, deviendra la plus grande batterie de France. Sa localisation, à proximité du poste-source du Chesnoy, est stratégique : elle sera la première batterie française directement raccordée au réseau de transport à très haute tension (400 kV) géré par RTE.

Cette infrastructure jouera un rôle crucial pour la stabilité du réseau électrique francilien en fournissant des services essentiels de régulation de fréquence et de tension. Avant le démarrage de la construction, des études environnementales complémentaires seront menées pour assurer l’intégration du projet dans son territoire. Il s’agit du deuxième grand projet BESS de Neoen en France, après la Breizh Big Battery (92 MW / 183 MWh) à Pleyber-Christ, actuellement en fin de construction.

Un partenariat industriel de long terme avec Nidec

Pour ce projet français, Neoen renforce son alliance avec le groupe industriel japonais Nidec. « Il s’agit de la douzième batterie que nous réalisons ensemble », a souligné Xavier Barbaro, le directeur général de Neoen. Nidec fournira les blocs-batteries et assurera leur assemblage dans son nouveau centre de production de La Fouillouse, près de Saint-Étienne. Le partenariat inclut également un contrat de maintenance de l’installation pour une durée de 20 ans, garantissant la performance et la longévité de l’infrastructure.

Neoen pose sa première pierre au Japon avec le projet Ako Battery

Parallèlement, Neoen fait son entrée sur le marché japonais du stockage avec le projet Ako Battery. Situé dans la préfecture de Hyogo, cette installation affichera une puissance de 100 MW pour une capacité de 400 MWh. Pour ce faire, Neoen s’est associé à l’énergéticien français Equans et à l’entreprise japonaise Toho. Un accord de raccordement a déjà été signé avec l’opérateur local, Kansai Electric Power Company (KEPCO), en janvier 2026.

Les travaux sur le site japonais doivent commencer dans les prochains mois, avec un objectif de mise en service également fixé à 2028. Ce projet illustre la stratégie de Neoen de se développer sur des marchés à forte croissance pour les énergies renouvelables, où le besoin de solutions de flexibilité pour intégrer l’éolien et le solaire est grandissant.

Une ambition mondiale : 10 GW de capacités supplémentaires d’ici 2030

Avec ces deux nouveaux projets, Neoen consolide un portefeuille mondial déjà substantiel. Le groupe dispose aujourd’hui de 2,8 GW et 8,1 GWh de capacités de stockage par batteries en opération ou en construction, réparties dans plusieurs pays dont l’Australie, la Finlande, l’Italie et le Salvador. L’objectif annoncé est ambitieux : ajouter 10 GW de capacités supplémentaires à l’échelle mondiale d’ici 2030.

Ces annonces en France et au Japon démontrent que le stockage stationnaire à grande échelle est devenu un pilier incontournable de la transition énergétique. Il permet non seulement de sécuriser les réseaux électriques mais aussi d’optimiser l’utilisation des énergies renouvelables intermittentes, un défi majeur pour de nombreux pays.

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