Lors du salon Open Énergies à Lyon, Jean-Luc Fugit, député du Rhône et président du Conseil supérieur de l’énergie (CSE), a partagé son analyse de la filière énergétique française. Quelques jours après la publication tant attendue de la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE), l’élu a insisté sur l’urgence de sa concrétisation pour atteindre les objectifs de souveraineté et de décarbonation.
Pour Jean-Luc Fugit, la publication de la PPE constitue un signal fort pour l’ensemble des acteurs de la transition. « Nous pouvons nous réjouir que cette PPE ait enfin été publiée », a-t-il déclaré, tout en soulignant que le travail principal commence maintenant. L’enjeu est de traduire les orientations stratégiques en politiques publiques efficaces et en projets industriels concrets sur le terrain.
Le député a rappelé l’objectif fondamental de la transition : augmenter la production d’énergie sur le territoire national. Cette ambition est renforcée par un contexte géopolitique tendu, qui met en lumière la vulnérabilité liée aux importations d’énergies fossiles.
« Nous avons encore environ 60 % de notre consommation finale d’énergie qui repose sur des énergies fossiles », a-t-il observé. Bien que le mix électrique français soit déjà largement décarboné grâce au nucléaire historique et au développement des renouvelables, le système énergétique global reste dépendant du pétrole et du gaz.
Pour Jean-Luc Fugit, il n’y a pas d’opposition entre les différentes énergies bas-carbone. « Les renouvelables et le nucléaire sont complémentaires. Ensemble, ils permettent de réduire notre dépendance aux énergies fossiles », a-t-il affirmé. La mobilisation des développeurs, industriels et collectivités, comme ceux présents au salon Open Énergies, est donc essentielle pour accélérer cette double trajectoire.
Un point d’attention majeur pour les investisseurs est la clause de revoyure prévue en 2027, qui pourrait coïncider avec un cycle électoral national. Cette échéance suscite des craintes quant à la stabilité du cadre réglementaire.
Le président du CSE reconnaît ces interrogations mais appelle à ne pas se focaliser sur cette échéance. « Il faut avancer et accélérer la production d’énergie renouvelable et nucléaire », insiste-t-il. La priorité immédiate doit être la mise en œuvre des objectifs fixés, un levier indispensable pour la souveraineté énergétique, climatique et économique de la France.
Jean-Luc Fugit a également évoqué le sujet de l’autoconsommation collective, dont le développement pourrait être freiné par un projet de décret en discussion. Il se dit vigilant sur ce dossier. « C’est un sujet que j’ai bien en tête et sur lequel nous allons interroger le gouvernement », a-t-il expliqué.
Il défend ce modèle qui associe les collectivités et les citoyens à la production d’énergie, favorisant une appropriation locale de la transition et contribuant à la « défossilisation » progressive de l’économie.
Au-delà de l’urgence climatique, Jean-Luc Fugit conclut en rappelant que la transition énergétique est un formidable levier de souveraineté industrielle et de création d’emplois non délocalisables. Accélérer la mise en œuvre de la PPE, c’est donc agir simultanément pour le climat, l’économie et l’indépendance de la France.

Engagée pour la transition énergétique, je me consacre à l’exploration des opportunités offertes par l’énergie solaire et à son évolution. J’accompagne les professionnels du secteur et favorise les collaborations pour accélérer l’adoption de solutions durables et innovantes.
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