Le projet Ayémé : une centrale solaire historique pour la transition énergétique du Gabon

Le Gabon, dont le mix énergétique repose principalement sur l’hydroélectricité et le thermique, vient de franchir une étape majeure vers la diversification de ses sources d’énergie. Le projet de centrale solaire photovoltaïque de Plaine Ayémé, situé à environ 30 kilomètres de Libreville, représente la première infrastructure solaire à grande échelle du pays. Ce projet structurant, qui bénéficie d’un financement de 28 millions d’euros, est un pilier de la stratégie Vision Gabon 2030 et marque un tournant décisif dans la transition énergétique nationale.

Un financement stratégique pour une énergie verte

Le financement de la première phase du projet a été conclu entre le producteur d’électricité gabonais SOLEN SA (détenu par le groupe Equitane) et un consortium de prêteurs composé d’AFRIGREEN Debt Impact Fund et de BGFIBank. Le cabinet d’avocats international De Gaulle Fleurance a conseillé les institutions financières dans cette opération complexe, structurée à la fois en francs CFA et en euros. Ce partenariat illustre la confiance croissante des investisseurs dans les infrastructures durables en Afrique.

Les acteurs clés du projet Ayémé

Plusieurs entités de premier plan sont impliquées dans la réussite de cette initiative :

SOLEN SA : Producteur indépendant d’électricité, chargé du développement, de la construction et de l’exploitation de la centrale.

AFRIGREEN : Un fonds d’investissement dédié au financement d’infrastructures énergétiques durables en Afrique.

BGFIBank : Une banque régionale majeure, basée au Gabon, qui joue un rôle crucial dans le financement de projets locaux.

L’État gabonais, via un contrat d’achat d’électricité (PPA) de 25 ans avec SOLEN SA, garantit la viabilité économique du projet.

Capacité et impact du projet solaire gabonais

Le projet complet prévoit une centrale d’une capacité de 60 MW, couplée à un système de stockage par batterie (BESS) de 30 MWh, développé en deux phases distinctes.

La phase 1 : une première étape concrète

Le financement actuel de 28 millions d’euros est destiné à la construction de la première phase. Celle-ci comprend :

– Une capacité de production solaire de 30 mégawatts (MW).

– Un système de stockage par batterie de 8 MWh.

Cette phase initiale permettra déjà de valoriser le fort potentiel solaire du Gabon en injectant une électricité propre, fiable et compétitive dans le réseau national, géré par la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG).

Bénéfices pour le Gabon et sa capitale

L’impact de la centrale Ayémé sera significatif à plusieurs niveaux :

Renforcement de l’autosuffisance énergétique : Le projet réduira la dépendance aux énergies fossiles et diversifiera le mix électrique.

Soutien au réseau de Libreville : Il contribuera à soulager le système électrique de la capitale, confronté à une demande croissante, améliorant ainsi la stabilité et la sécurité d’approvisionnement.

Contribution aux objectifs climatiques : En produisant une énergie décarbonée, le Gabon avance concrètement vers ses engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre, dans la lignée des accords internationaux sur le climat.

Une avancée majeure pour l’Afrique centrale

Ce projet est emblématique de la dynamique de transition énergétique en cours sur le continent africain. Comme le souligne Sylvie Perrin, avocate associée chez De Gaulle Fleurance : « Cette opération illustre la montée en puissance des projets d’infrastructures énergétiques durables en Afrique centrale. Nous sommes fiers d’avoir accompagné les prêteurs dans une opération structurante qui contribue concrètement à la transition énergétique du Gabon. »

Le projet Ayémé sert ainsi de modèle pour le développement futur de centrales solaires à grande échelle dans la région, attirant les investissements et le savoir-faire nécessaires à la croissance verte.

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