Le gouvernement a officiellement présenté la troisième Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE 3), un document stratégique majeur qui définit les priorités de la politique énergétique française jusqu’en 2035. Cette feuille de route a pour objectifs principaux de renforcer la souveraineté énergétique du pays, d’accélérer la décarbonation de son économie et de maîtriser l’impact sur les finances publiques. Elle marque un tournant en actant une relance historique du nucléaire tout en poursuivant le développement accéléré des énergies renouvelables.
La PPE 3 fixe des objectifs de production d’électricité bas-carbone ambitieux. Elle vise 585 TWh en 2030 et une fourchette comprise entre 650 et 693 TWh en 2035, contre 458 TWh en 2023. Cette augmentation significative est une réponse directe à l’électrification massive prévue des usages dans l’industrie, les transports et le bâtiment, considérée comme le levier principal pour réduire la dépendance aux énergies fossiles importées. Une clause de revoyure est prévue en 2027 pour ajuster la trajectoire en fonction des besoins réels et des progrès technologiques.
La PPE 3 constitue une rupture nette avec les orientations précédentes en réaffirmant le nucléaire comme pilier de la production électrique française. Le programme prévoit la construction de six nouveaux réacteurs EPR2, avec un modèle de financement innovant associant un prêt de l’État et un contrat pour différence. Parallèlement, le parc existant de 57 réacteurs sera optimisé pour atteindre une production de 380 à 420 TWh d’ici 2030. La stratégie inclut également le soutien au développement des petits réacteurs modulaires (SMR), une technologie d’avenir.
En complément du nucléaire, la PPE 3 prévoit une montée en puissance très ambitieuse de toutes les filières d’énergies renouvelables, avec des objectifs chiffrés à 2030 et 2035 :
Pour atteindre ces objectifs, le gouvernement prévoit de relancer les appels d’offres afin de donner de la visibilité aux industriels.
Le gouvernement insiste sur une trajectoire financièrement maîtrisée. Les projections indiquent une baisse progressive du coût du soutien aux renouvelables, avec une réduction estimée d’environ 50% d’ici 2040. Pour garantir la sécurité du réseau électrique, un nouveau mécanisme de capacité sera mis en œuvre dès l’hiver 2026-2027 afin de sécuriser l’approvisionnement lors des pics de consommation. Le gestionnaire du réseau de transport, RTE, prévoit par ailleurs environ 100 milliards d’euros d’investissements sur 15 ans pour adapter et renforcer les infrastructures.
Cette transition énergétique structurante est aussi un projet industriel et social. La mise en œuvre de la PPE 3 pourrait générer plus de 100 000 emplois supplémentaires à l’horizon 2030, principalement dans les secteurs du nucléaire, du photovoltaïque et de l’éolien en mer. Enfin, le gouvernement annonce le lancement au printemps 2026 d’une grande initiative nationale pour l’électrification des usages, associant parlementaires et acteurs industriels.
En définitive, la PPE 3 incarne le double pari français : conjuguer la relance d’une filière nucléaire de nouvelle génération avec une accélération sans précédent des énergies renouvelables. L’objectif est de construire un mix électrique décarboné, compétitif et résilient, capable d’assurer la souveraineté énergétique de la France pour les décennies à venir.

Engagée pour la transition énergétique, je me consacre à l’exploration des opportunités offertes par l’énergie solaire et à son évolution. J’accompagne les professionnels du secteur et favorise les collaborations pour accélérer l’adoption de solutions durables et innovantes.
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