Lancement imminent des appels d’offres solaires : la feuille de route de la france pour 3 gw de nouvelles capacités

Le gouvernement français accélère sa transition énergétique. Roland Lescure, ministre délégué auprès du ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’Industrie et de l’Énergie, a officialisé le calendrier de lancement de deux appels d’offres (AO) majeurs pour le photovoltaïque. Cette annonce, faite lors de la présentation de la troisième Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE), marque une étape concrète vers l’objectif national de développement des énergies renouvelables.

Les détails des deux appels d’offres solaires annoncés

Le ministre a précisé les volumes et les échéances de ces deux dispositifs clés pour la filière :

  • Un appel d’offres pour 2,9 GW en 2026 : Cet AO, de volume significatif, vise à structurer le développement de grands projets photovoltaïques au sol ou sur ombrières, avec une mise en service ciblée pour 2026.
  • Un appel d’offres « PV Grands Bâtiments » de 300 MW : Spécifiquement dédié à l’équipement de grandes toitures (entrepôts, bâtiments industriels ou commerciaux), cet appel d’offres sera publié dès la semaine suivant l’annonce au Journal Officiel de l’Union européenne.

« C’est 3 GW de nouvelles capacités », a résumé Roland Lescure, soulignant l’ampleur de l’effort engagé pour dynamiser la production d’électricité solaire en France.

La stratégie solaire de la france à l’horizon 2035

Ces appels d’offres s’inscrivent dans la trajectoire ambitieuse fixée par la nouvelle PPE. Concernant la place du photovoltaïque, le ministre a affirmé : « assumer de conserver une ambition forte : atteindre entre 55 et 80 GW d’ici 2035 ». Cet objectif positionne l’énergie solaire comme un pilier central du mix électrique français de demain.

Pour contextualiser cette ambition, la puissance du parc solaire français a dépassé les 20 GW fin 2023. Atteindre l’objectif bas de la fourchette (55 GW) nécessitera donc plus qu’un doublement de la capacité installée en l’espace d’une décennie.

Une synergie stratégique : solaire et data centers

Roland Lescure a apporté un éclairage notable sur la destination de cette future production. Il a indiqué que les 55 à 80 GW solaires visés « correspondent aux trois quarts de nos besoins en datacenters ». Cette déclaration officialise une synergie stratégique entre le développement des énergies renouvelables et la couverture de la consommation électrique croissante des centres de données, essentiels à l’économie numérique.

Cette orientation répond à un double défi : décarboner l’approvisionnement électrique des infrastructures numériques et assurer la souveraineté énergétique de ce secteur en forte croissance.

Quelles perspectives pour la filière photovoltaïque française ?

L’annonce de ces appels d’offres et la confirmation des objectifs à long terme envoient un signal fort aux investisseurs et aux acteurs de la filière. Ils garantissent une visibilité sur le marché et devraient stimuler l’innovation et les investissements dans les projets solaires, tant au sol que sur les toitures.

La réussite de cette feuille de route dépendra de la capacité à simplifier les procédures administratives, à accélérer le raccordement des projets aux réseaux et à renforcer la chaîne de valeur industrielle sur le territoire, des fabricants aux installateurs.

En définitive, la semaine à venir marque le début d’une phase opérationnelle cruciale pour concrétiser la transition énergétique française, avec le solaire en première ligne pour produire une électricité compétitive, locale et décarbonée.

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