Ce mardi 10 février, les salariés du secteur des énergies renouvelables se mobilisent à Paris et Montpellier. De 11h à 15h, des rassemblements sont prévus devant l’Assemblée nationale et l’Hôtel de préfecture. Cette action vise à alerter sur la fragilisation d’une filière stratégique, confrontée à des suppressions d’emplois et à un manque de vision politique claire pour la transition énergétique.
Les énergies renouvelables constituent un pilier essentiel de l’économie et de la souveraineté énergétique française. Avec près de 118 000 emplois directs et indirects, cette filière couvre l’ensemble de la chaîne de valeur : de la recherche et développement à la maintenance des installations, en passant par la production industrielle. Répartie sur tout le territoire, elle représente un vivier d’emplois non-délocalisables et un levier crucial pour la décarbonation. Pour comprendre son importance, vous pouvez consulter le rapport annuel de Syndicat des Énergies Renouvelables (SER).
Les représentants des salariés pointent du doigt une instabilité politique persistante comme cause principale des difficultés actuelles. Les reports répétés de la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE), les signaux contradictoires et l’absence de vision à long terme ont des conséquences directes : plans de sauvegarde de l’emploi (PSE), fermetures d’usines, gels de recrutement et désorganisation industrielle. Cette incertitude empêche les investissements et l’innovation, pourtant indispensables. Le Ministère de la Transition Écologique définit le cadre réglementaire de cette programmation.
Derrière ces chiffres, ce sont des milliers de salariés et leurs familles qui font face à la précarité. Les organisateurs estiment que cette situation n’est pas une fatalité, mais le résultat de choix politiques de court terme. Aucune industrie ne peut se développer sans une trajectoire claire et des investissements stables, alors que la France accuse un retard sur ses objectifs climatiques et reste dépendante des importations d’énergies fossiles.
Pour inverser la tendance, les salariés et leurs représentants formulent des demandes concrètes aux pouvoirs publics :
La mobilisation est soutenue par de nombreux Comités Sociaux et Économiques (CSE) d’entreprises du secteur, dont APEX Energies, Akuo, VALOREM ou Voltalia. Les salariés rappellent que le consensus scientifique est sans équivoque : atteindre les objectifs de l’Accord de Paris nécessite un développement massif de l’éolien, du solaire et des solutions de stockage. Remettre en cause ces filières serait, selon eux, une démarche idéologique en décalage avec les impératifs climatiques. Les rapports du GIEC soulignent régulièrement l’urgence du déploiement des énergies bas-carbone.
« L’avenir énergétique de la France se décide maintenant », concluent les organisateurs. Ils appellent les salariés, les élus, les acteurs économiques et les citoyens à les rejoindre pour faire de la transition énergétique un projet industriel, social et climatique cohérent. Cette journée de mobilisation est un cri d’alarme pour préserver un secteur d’avenir, essentiel à la fois pour l’emploi et pour la lutte contre le changement climatique.

Engagée pour la transition énergétique, je me consacre à l’exploration des opportunités offertes par l’énergie solaire et à son évolution. J’accompagne les professionnels du secteur et favorise les collaborations pour accélérer l’adoption de solutions durables et innovantes.
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