La Banque Africaine de Développement (BAD) et la Banque Mondiale franchissent une étape décisive dans leur ambitieuse « Mission 300 ». Ce programme vise à raccorder 300 millions d’Africains à l’électricité d’ici 2030. Après la finalisation des pactes nationaux, l’initiative entre désormais dans sa phase opérationnelle concrète dans 13 pays pilotes, avec le lancement du projet « AESTAP Mission 300 Phase II ».
Doté d’un financement de 3,9 millions de dollars sur deux ans par le biais du Fonds pour l’énergie durable en Afrique (SEFA), ce projet a un objectif clair : fournir une assistance technique directe pour transformer les plans énergétiques nationaux en réalités. Il place une expertise de haut niveau au cœur des administrations publiques pour piloter les réformes et attirer les investissements privés indispensables.
Cette phase opérationnelle s’appuie sur les fondations posées en décembre 2023, lorsque les pays ont créé des Unités de mise en œuvre et de suivi des pactes (CDMU). Ces cellules, hébergées au sein des gouvernements, sont chargées de coordonner les réformes entre les différents ministères.
Le programme cible un groupe diversifié de nations africaines, reflétant l’ampleur continentale du défi de l’accès à l’énergie. Les pays sélectionnés pour cette phase sont :
L’assistance technique de la BAD et de la Banque Mondiale se structure autour de plusieurs leviers d’action essentiels pour créer un environnement énergétique viable et attractif.
Le projet aidera les gouvernements à réviser et améliorer la réglementation, la planification et les tarifs de l’électricité. Un cadre clair et incitatif est fondamental pour sécuriser les investissements privés et publics dans les infrastructures.
Un accent particulier sera mis sur le renforcement des compagnies nationales d’électricité. L’objectif est de les aider à fournir un service plus fiable, à réduire les pertes techniques et commerciales, et à améliorer leur viabilité financière, comme le souligne le groupe de la Banque Mondiale sur l’énergie.
Le projet soutiendra l’amélioration de la qualité des données énergétiques et favorisera l’apprentissage entre pairs. Il s’appuiera sur des outils comme l’Indice de réglementation de l’électricité en Afrique et organisera des forums régionaux pour partager les meilleures pratiques.
Concrètement, des conseillers techniques spécialisés seront déployés au sein des Unités de mise en œuvre (CDMU). Leur rôle sera d’aider au quotidien les gouvernements à coordonner les réformes complexes et à suivre rigoureusement les progrès accomplis vers les objectifs de la Mission 300.
La Mission 300 ne se limite pas à la construction d’infrastructures. Elle promeut une approche holistique, articulée autour de trois piliers indissociables : les infrastructures, les financements et les politiques publiques. Le programme AESTAP Phase II agit directement sur ce dernier pilier, en créant les conditions politiques, réglementaires et institutionnelles nécessaires pour que les investissements, notamment privés, puissent se concrétiser massivement.
En alignant les stratégies des gouvernements nationaux avec celles des institutions financières internationales, cette initiative représente un pas essentiel vers la réalisation de l’Objectif de Développement Durable n°7 (Énergie propre et d’un coût abordable) et vers la transformation économique du continent.

Engagée pour la transition énergétique, je me consacre à l’exploration des opportunités offertes par l’énergie solaire et à son évolution. J’accompagne les professionnels du secteur et favorise les collaborations pour accélérer l’adoption de solutions durables et innovantes.
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