L’Union européenne a franchi un cap historique dans sa transition énergétique. Selon le dernier rapport du think tank Ember, spécialisé dans l’analyse des données énergétiques, les énergies éolienne et solaire ont, pour la première fois en 2025, produit plus d’électricité que l’ensemble des combustibles fossiles. Cette avancée majeure, portée par une croissance record du solaire, marque un tournant décisif vers un système électrique décarboné en Europe.
Les chiffres de l’année 2025 sont sans équivoque. L’éolien et le solaire ont généré 30,1 % de l’électricité de l’UE, soit 841 TWh. Dans le même temps, la part des énergies fossiles (gaz, charbon, pétrole) est tombée à 29,0 % (809 TWh). Ce renversement de tendance intervient après une décennie de progression constante des renouvelables, dont la part a augmenté de plus de 10 points de pourcentage depuis 2020.
Ce basculement s’inscrit dans le cadre plus large des objectifs climatiques de l’UE, notamment le Pacte Vert pour l’Europe. Il démontre l’efficacité des politiques de soutien et la baisse continue des coûts des technologies propres. Parallèlement, le déclin du charbon se poursuit, atteignant un nouveau plus bas historique.
Le facteur clé de cette performance est l’explosion de la production solaire. En 2025, elle a connu une croissance annuelle record de 20,1 %, ajoutant 62 TWh au réseau, soit l’équivalent de la production annuelle de trois grands réacteurs nucléaires. La capacité photovoltaïque installée a bondi de 65,1 GW sur l’année, grâce à un développement équilibré entre les grandes centrales au sol et les installations sur les toitures.
Cette dynamique est généralisée : tous les États membres ont augmenté leur production solaire en 2025. Des pays comme la Hongrie, Chypre, la Grèce, l’Espagne et les Pays-Bas tirent désormais plus de 20 % de leur électricité du soleil. Fait marquant, en juin 2025, le solaire est même devenu la première source d’électricité mensuelle consommée dans l’UE, une première.
La transition n’est pas uniforme, mais elle s’accélère partout. En 2025, 14 pays sur les 27 de l’UE ont produit plus d’électricité avec l’éolien et le solaire qu’avec l’ensemble des fossiles. Les Pays-Bas et la Croatie ont rejoint ce groupe pour la première fois, grâce à des croissances solaires spectaculaires (+31% et +57% respectivement).
D’autres nations, historiquement dépendantes du charbon comme la Grèce, la Bulgarie ou la Slovénie, sont désormais au seuil de ce point de bascule, illustrant la transformation profonde du paysage énergétique européen.
Si ce découplage entre croissance économique et émissions du secteur électrique est une excellente nouvelle, des défis subsistent. La variabilité de la production solaire et éolienne nécessite le renforcement des réseaux électriques, le développement du stockage d’énergie et une flexibilité accrue de la demande. Par ailleurs, la baisse de la production fossile a été en partie compensée par une légère hausse de la production au gaz, soulignant la nécessité de poursuivre les efforts.
L’Agence Internationale de l’Énergie (AIE) souligne régulièrement que le rythme des ajouts de capacités renouvelables doit encore s’accélérer pour atteindre la neutralité carbone. Les progrès de 2025 montrent que la trajectoire est bonne et que les énergies propres sont désormais le pilier central de la production d’électricité en Europe.

Engagée pour la transition énergétique, je me consacre à l’exploration des opportunités offertes par l’énergie solaire et à son évolution. J’accompagne les professionnels du secteur et favorise les collaborations pour accélérer l’adoption de solutions durables et innovantes.
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