Une étude scientifique internationale révèle que des stratégies ciblées sur les dépenses d’investissement (Capex) peuvent réduire significativement le coût actualisé de l’électricité (LCOE) des grandes centrales photovoltaïques. En passant en revue plus de 150 sources, les chercheurs identifient les leviers d’optimisation les plus efficaces pour rendre l’énergie solaire encore plus compétitive.
Dirigée par l’Université Hamad Bin Khalifa au Qatar, une équipe de chercheurs internationaux a réalisé une analyse systématique publiée dans Solar Energy. Leur objectif : comprendre comment les choix d’investissement initiaux influencent le coût final de l’électricité produite. En synthétisant les données de 114 articles académiques et 41 sources en ligne, l’étude offre une vision complète des stratégies d’optimisation du LCOE par le Capex.
L’analyse démontre que les gains les plus importants sur le coût de l’électricité proviennent de l’optimisation systémique de la centrale, bien au-delà de la simple performance des panneaux.
Les systèmes de suivi (trackers) qui orientent les panneaux vers le soleil et l’augmentation de la tension des systèmes électriques apparaissent comme des facteurs majeurs. Combinés à des conceptions avancées pour les équilibres de système (BOS), ils permettent des réductions du LCOE comprises entre 5 % et 20 %.
Les innovations sur les modules, comme les revêtements anti-reflets ou les nouveaux formats de grande taille, contribuent également à la baisse des coûts. Leur impact, bien que plus modeste (de 1 % à 5 %), est régulier et s’ajoute aux autres optimisations.
L’étude souligne le rôle crucial des outils numériques pour la prochaine génération de centrales. L’intelligence artificielle (IA), les jumeaux numériques et la modélisation des informations du bâtiment (BIM) sont identifiés comme des technologies à fort potentiel.
Comme l’explique Veronica Bermudez, co-auteure de l’étude, ces outils doivent cependant évoluer : « L’industrie a besoin de modèles hybrides combinant données d’inspection et mécanismes physiques de dégradation pour être transférables et fiables. La question clé est : cette innovation réduit-elle le risque perçu par les financiers et les assureurs ? ».
Le rapport marque un tournant en appelant à une recherche « native du LCOE ». Pour les projets conçus pour durer 30 ans, les indicateurs de fiabilité doivent se concentrer sur la production d’énergie réelle et les risques à long terme, et non uniquement sur le rendement théorique.
« C’est un point critique pour les décisions de financement et d’assurance », précise Veronica Bermudez. « Les recherches futures doivent se concentrer sur le risque de production, la volatilité du taux de performance et l’incertitude sur l’énergie produite sur tout le cycle de vie. » Cette approche est essentielle pour sécuriser les investissements et accélérer le déploiement du solaire à grande échelle.
Pour en savoir plus sur les standards et les coûts des technologies photovoltaïques, vous pouvez consulter les rapports de l’Agence Internationale de l’Énergie (IEA).

Engagée pour la transition énergétique, je me consacre à l’exploration des opportunités offertes par l’énergie solaire et à son évolution. J’accompagne les professionnels du secteur et favorise les collaborations pour accélérer l’adoption de solutions durables et innovantes.
Abonnez-vous maintenant à la Newsletter.
Inscription gratuite !