Énergie solaire : la valeur passe du kwh produit au kw pilotable

Le secteur de l’énergie solaire connaît une transformation profonde. Alors que le modèle économique était historiquement centré sur la maximisation de la production (kWh), l’évolution du marché et des réseaux électriques déplace désormais la création de valeur vers la capacité à piloter et optimiser cette production (kW). Lors du salon Energaia, Anthony Querfurrus, directeur commercial de meteocontrol, a détaillé cette transition stratégique pour les acteurs du photovoltaïque.

Les trois signaux structurants du nouveau monde de l’énergie

Pour les développeurs, investisseurs et gestionnaires d’actifs, plusieurs tendances lourdes redéfinissent les règles du jeu. Il ne s’agit plus seulement de produire de l’électricité verte, mais de la gérer de manière intelligente et résiliente.

Le stockage, d’option à pilier central

Le stockage par batteries (BESS) n’est plus considéré comme un développement futur. Il est devenu un levier indispensable pour sécuriser les revenus des centrales photovoltaïques et garantir leur résilience économique face à la volatilité des marchés.

La flexibilité comme nouveau prérequis opérationnel

La multiplication des épisodes de prix spot négatifs et d’écrêtement obligatoire sur le réseau impose une adaptation. Les modèles économiques historiques sont remis en cause, faisant de la flexibilité – la capacité à moduler l’injection – une condition sine qua non de rentabilité.

L’acceptabilité et le partage de la valeur, facteurs clés

La réussite d’un projet ne se mesure plus uniquement à sa performance technique. L’acceptabilité locale et la capacité à partager la valeur créée avec les territoires s’imposent comme des critères de succès tout aussi déterminants, comme le soulignent les analyses de l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE) sur l’intégration des énergies renouvelables.

Les implications concrètes pour les acteurs du solaire

Cette évolution a des conséquences opérationnelles immédiates. Les acteurs doivent repenser leur approche dès la phase de conception.

  • Architectures intégrées : Concevoir des systèmes hybrides « PV + Stockage » pensés dès l’origine pour le pilotage et l’optimisation des flux.
  • Gestion du risque marché : Maîtriser l’exposition aux prix négatifs grâce à des stratégies avancées de charge/décharge des batteries, de limitation d’injection et d’optimisation au point de livraison (PDL).
  • La donnée comme actif stratégique : « Il est aujourd’hui nécessaire de faire de la donnée un actif stratégique. Mesure fiable, supervision et contrôle sont les fondations de toute optimisation durable », insiste Anthony Querfurrus.

La solution cloud EMS de meteocontrol : piloter la performance

Pour répondre à ces nouveaux défis, meteocontrol propose une approche technologique hybride. Leur solution « Cloud EMS » associe un système de pilotage local (Hybrid EMS) à une plateforme cloud dédiée à la supervision, l’analyse de performance et l’intégration des systèmes.

Cette architecture couvre les principaux cas d’usage du marché :

  • Autoconsommation et optimisation de l’autoproduction
  • Stratégie « zéro injection » sur le réseau
  • Écrêtement des pointes de consommation
  • Arbitrage sur les marchés de l’électricité
  • Gestion de batteries seules ou de systèmes hybrides (PV + BESS)

Cette vision de la gestion de l’énergie, qui s’appuie sur des données fiables et un contrôle granulaire, est essentielle pour naviguer dans le paysage énergétique complexe décrit par des organismes comme REN21.

Pour une vision plus détaillée des explications d’Anthony Querfurrus, vous pouvez consulter l’interview vidéo réalisée lors du salon Energaia.

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