Alors que nous entamons cette nouvelle année, la communauté des professionnels et des passionnés des énergies renouvelables se tourne vers un horizon à la fois prometteur et incertain. Si l’énergie solaire jouit d’une popularité et d’un soutien public sans précédent, l’année 2026 s’annonce comme un tournant décisif, voire critique, pour l’avenir de la filière en France. Après une année 2025 marquée par des décisions politiques hésitantes, le secteur doit maintenant faire face à ses défis les plus importants.
Pour comprendre les enjeux de 2026, un retour sur l’année écoulée est nécessaire. La filière solaire a subi les contrecoups d’une volonté politique fluctuante. Parmi les principaux points de friction, on retiendra :
Ce contexte a créé un climat d’instabilité préjudiciable à l’innovation et aux investissements de long terme, alors même que l’urgence climatique et géopolitique exige une accélération de la transition énergétique.
L’année qui s’ouvre sera donc déterminante pour surmonter ces obstacles et poser les bases d’un développement serein. Plusieurs dossiers majeurs sont sur la table :
L’adoption d’une PPE stable et ambitieuse est le prérequis absolu. Elle doit fixer des objectifs de capacités solaires installées alignés avec les engagements climatiques de la France et fournir un cadre réglementaire et tarifaire prévisible. La crédibilité de la politique énergétique française en dépend.
Le succès du solaire passe par un allègement des procédures et une meilleure intégration des productions décentralisées au réseau électrique. RTE, le gestionnaire du réseau de transport, travaille sur ces enjeux d’adaptation, comme détaillé dans leurs bilans prévisionnels.
Face à la concurrence internationale, le développement d’une filière industrielle robuste en Europe, de la fabrication des panneaux au recyclage, est vital pour l’indépendance stratégique et la création d’emplois. Les initiatives comme l’European Green Deal jouent un rôle clé à cet égard.
Malgré ces écueils, le potentiel reste immense. La baisse continue des coûts de la technologie, la maturité des installateurs et, surtout, une adhésion massive des citoyens et des collectivités sont des atouts majeurs. L’autoconsommation individuelle et collective, les communautés énergétiques et l’agrivoltaïsme sont autant de modèles prometteurs qui peuvent redynamiser le secteur.
2026 ne doit pas être l’année des dangers, mais celle de la mobilisation, de la clarification et de l’action concertée entre l’État, les régulateurs, les industriels et les citoyens. La transition vers une énergie décarbonée, sûre et locale est un projet de société dont le solaire est un pilier incontournable.
À tous nos lecteurs, qu’ils soient particuliers, professionnels, investisseurs ou simplement curieux, nous formons le vœu que 2026 soit l’année où les projets aboutissent, où la vision se clarifie et où la France confirme son engagement en faveur d’un avenir énergétique durable et prospère.
Article inspiré de l’analyse « Meilleurs vœux pour 2026, année de tous les dangers pour le solaire », initialement publié sur L’Echo du Solaire.
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